Liste des noms
- (+) décédé pendant le conflit
- AMAND Hoche
- AMAND Marceau
- AUVERLOT Alfred (+)
- BAERT Gustave Victor
- BOTTIAU Raphaël Joseph
- BOUCHER Gervais
- BOURSIER Edouard
- BOURSIER Jules Henri
- CARIN Alfred
- CARIN Édouard (+)
- CARIN Jean Baptiste
- CARIN Joseph
- CARIN Léon (+)
- CARIN Théophile
- CARLIER Druon Joseph
- CARLIER Louis Abraham
- DELAUX Oscar Julien
- DUBOIS Émile Edmond (+)
- DUBOIS Jean Charles (+)
- FIEVET Auguste Victor
- FIEVET Charles Augustin
- FONTAINE Henri Gustave
- GRAIN Léon Albert
- GRAIN Louis
- HANZE Augustin (+)
- JOLY Noël Jules
- LAMANDIN Georges (+)
- LESAGE Jules Joseph
- LETIENNE Florimond
- MAGNY Jules
- MASCART Émile
- MASCART Léon
- MASCART Léon (+)
- MASCART Louis (+)
- MASQUELLIER Jean-Baptiste
- MONTFORT Etienne
- PATOU Druon Adrien (+)
- PELEZ Alfred
- RICHEZ Jules François Louis
- ROUSSEAUX Eugène Fernand
- ROUSSEAUX Louis Henri (+)
- TAVERNE Joseph
- TIBURCE Louis
- VANESSE Alfred
- VELU Adrien (+)
Théophile RAMETTE (1886- ? )
Sommaire
- 1. Qui est donc Théophile ?
- 2. Service dans l'armée active
- 3. Théophile pendant la Grande Guerre
- 4. Après la guerre
- 5. Sources et bibliographie
1. Qui est donc Théophile ?
Théophile RAMETTE est un mineur né à Prouvy, une commune du Nord située à quelques kilomètres de Valenciennes, le 1er novembre 1886. Il est le fils légitime d'Evrard Alexandre RAMETTE et Florine MAROUSE, ainsi que le cousin germain d'Elise BRASSEUR, mon arrière-grand-mère.
Cinq ans plus tard, en 1906, on retrouve la trace de Théophile sur le recensement. On y découvre qu'il habite au Petit-Marais, à Hérin, et qu'il est mineur pour la Compagnie des Mines d'Anzin. Il vit en compagnie de ses parents, ainsi que de ses soeurs Augustina (née à Hérin en 1904) et Joséphine (née à Hérin en 1884).
(source: Archives Départementales du Nord)
2. Service dans l'armée active
Théophile est compris dans la première partie de la liste du recrutement du canton de Valenciennes-Sud, il est déclaré bon pour le service armée lors de son conseil de révision, et est incorporé au 91e régiment d'Infanterie le 8 octobre 1907, où il arrive en tant que soldat le 2e classe sous le n°11977. Il est envoyé dans la disponibilité 2 ans plus tard, le 25 septembre 1909, avec le certificat de bonne conduite qui lui est accordé.
L'année qui suit, le 17 septembre 1910, Théophile RAMETTE épouse à Hérin Rosalie Marie Josèphe DUGNOLLE.
3. Théophile pendant la Grande Guerre
Quand la Première Guerre Mondiale éclate durant l'été 1914, Théophile est mobilisé et rejoint à nouveau le 91e Régiment d'Infanterie. Il y a un Théophile Ramette, membre de la compagnie de mitrailleuse du 295e RI, qui est mentionné par le journal « Nos Poilus : humoristique illustré », mais je vais être honnête avec vous, je ne sais pas si c'est le mien.
S'il m'est vite apparu comme clair que Théophile a bien été fait prisonnier le 8 juillet 1916, le lieu a été un peu plus difficile à déterminé : Sa fiche matricule indique La Caillette, et les docs du CICR Douaumont. En fouinant un peu sur le net, j'ai découvert que La Caillette est un bois situé à côté de Douaumont (Meuse), un village qui fut détruit en 1916 pendant la bataille de Verdun et ne fut pas reconstruit une fois le conflit terminé. Pour l'anecdote, il fait partie des neuf villages français (avec Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux, Louvemont-Côte-du-Poivre, Ornes, Vaux-devant-Damloup et Vauquois) détruits durant la Première Guerre mondiale et non reconstruits car classés en zone rouge du département de la Meuse.
(source: https://imagesdefense.gouv.fr/fr/bois-de-la-caillette-vue-prise-du-fort-de-douaumont-dans-le-fonds-gare-d-adelbert-et-douaumont-legende-d-origine.html )
On retrouve sa trace sur un document de la Croix Rouge, puisque Théophile RAMETTE est sur la liste des soldats arrivés au camp de prisonniers de Grafenwhor (Allemagne) et étant en provenance du front (ligne n°147 sur le document ci-dessous) et issus du 291e RI. L'historique du 91e RI précise que par note 11394 du G. Q. G., en date du 15 juin 1916, la 52e division d'infanterie est réorganisée sur des bases nouvelles. Elle ne comprendra plus que les 348e , 320e et 245e régiments d'infanterie qui seront portés à trois bataillons et le 49e B. C. P. Le 291e régiment d'infanterie réduit à l'effectif de 1.009 hommes ne forme plus qu'un bataillon de marche. Ce bataillon passe au 348e R. I.