Théophile RAMETTE (1886- ? )

Sommaire

1. Qui est donc Théophile ?

Théophile RAMETTE est un mineur né à Prouvy, une commune du Nord située à quelques kilomètres de Valenciennes, le 1er novembre 1886. Il est le fils légitime d'Evrard Alexandre RAMETTE et Florine MAROUSE, ainsi que le cousin germain d'Elise BRASSEUR, mon arrière-grand-mère.

Cinq ans plus tard, en 1906, on retrouve la trace de Théophile sur le recensement. On y découvre qu'il habite au Petit-Marais, à Hérin, et qu'il est mineur pour la Compagnie des Mines d'Anzin. Il vit en compagnie de ses parents, ainsi que de ses soeurs Augustina (née à Hérin en 1904) et Joséphine (née à Hérin en 1884).

Théophile RAMETTE et sa famille sur le recensement d'Hérin de 1906
Extrait du recensement d'Hérin (1906)
(source: Archives Départementales du Nord)

2. Service dans l'armée active

Théophile est compris dans la première partie de la liste du recrutement du canton de Valenciennes-Sud, il est déclaré bon pour le service armée lors de son conseil de révision, et est incorporé au 91e régiment d'Infanterie le 8 octobre 1907, où il arrive en tant que soldat le 2e classe sous le n°11977. Il est envoyé dans la disponibilité 2 ans plus tard, le 25 septembre 1909, avec le certificat de bonne conduite qui lui est accordé.

L'année qui suit, le 17 septembre 1910, Théophile RAMETTE épouse à Hérin Rosalie Marie Josèphe DUGNOLLE.

3. Théophile pendant la Grande Guerre

Quand la Première Guerre Mondiale éclate durant l'été 1914, Théophile est mobilisé et rejoint à nouveau le 91e Régiment d'Infanterie. Il y a un Théophile Ramette, membre de la compagnie de mitrailleuse du 295e RI, qui est mentionné par le journal « Nos Poilus : humoristique illustré », mais je vais être honnête avec vous, je ne sais pas si c'est le mien.

S'il m'est vite apparu comme clair que Théophile a bien été fait prisonnier le 8 juillet 1916, le lieu a été un peu plus difficile à déterminé : Sa fiche matricule indique La Caillette, et les docs du CICR Douaumont. En fouinant un peu sur le net, j'ai découvert que La Caillette est un bois situé à côté de Douaumont (Meuse), un village qui fut détruit en 1916 pendant la bataille de Verdun et ne fut pas reconstruit une fois le conflit terminé. Pour l'anecdote, il fait partie des neuf villages français (avec Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux, Louvemont-Côte-du-Poivre, Ornes, Vaux-devant-Damloup et Vauquois) détruits durant la Première Guerre mondiale et non reconstruits car classés en zone rouge du département de la Meuse.

Le bois de la Caillette vu depuis le fort de Douaumont
Bois de la Caillette, vue prise du fort de Douaumont
(source: https://imagesdefense.gouv.fr/fr/bois-de-la-caillette-vue-prise-du-fort-de-douaumont-dans-le-fonds-gare-d-adelbert-et-douaumont-legende-d-origine.html )

On retrouve sa trace sur un document de la Croix Rouge, puisque Théophile RAMETTE est sur la liste des soldats arrivés au camp de prisonniers de Grafenwhor (Allemagne) et étant en provenance du front (ligne n°147 sur le document ci-dessous) et issus du 291e RI. L'historique du 91e RI précise que par note 11394 du G. Q. G., en date du 15 juin 1916, la 52e division d'infanterie est réorganisée sur des bases nouvelles. Elle ne comprendra plus que les 348e , 320e et 245e régiments d'infanterie qui seront portés à trois bataillons et le 49e B. C. P. Le 291e régiment d'infanterie réduit à l'effectif de 1.009 hommes ne forme plus qu'un bataillon de marche. Ce bataillon passe au 348e R. I.

Théophile RAMETTE sur un extrait des archives de la Croix Rouge
(source: Archives de la Croix Rouge)
Théophile RAMETTE sur un extrait des archives de la Croix Rouge
(source: Archives de la Croix Rouge)

4. Après la guerre

– Si j'en crois les informations obtenues via sa fiche matricule, une carte d'ancien combattant lui est attribuée le 4 janvier 1928, et est renouvelée le 20 novembre 1945. – Le 4 janvier 1928, il habite 33 Rue Olivier Deguise à Herin (Nord)

5. Sources et bibliographie