Liste des camps
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Le camp de Zwickau
Sommaire
1. Mise en garde
Certaines photographies portent la mention "source allemande", cela signifie qu'elles sont issues d'ouvrages allemands et qu'elles ne sont donc pas très objectives. De la même façon, certaines de mes sources ont été écrites pendant le conflit, ou dans les années qui ont suivi, et sont donc à remettre dans le contexte de l’époque.
2. Localisation du camp
(source pour le fond de carte: BNF - Gallica)
3. La punition du poteau
En aout 1914, Alton Dondeyne a 28 ans. Mobilisé, il participe à certaines des campagnes les plus tristement célébres du conflit : Alsace, Artois, Meuse, Somme, Yser et Verdun. Il est fait prisonnier le 1er août 1916 à Vaux Régnier - dans la meuse - et envoyé au camp de prisonnier de Darmstadt en Allemagne. Dans les mémoires qu'il publie en 1939, il raconte :
Pour une futilité, en surplus de la prison, on applique le poteau de torture, deux heures par jour au piquet de supplice, c’est un fort poteau figée en terre au milieu de la cour, là, on amène le prisonnier nue jusque la ceinture, quelque soit les intempéries, on le soulève de terre d’environ 50 centimètres, pour ne prendre d’appui d’aucune façon, puis on lui attache les pieds et les mains au poteau, le poids entrainant le corps en avant, la position est des plus cruelles, et comme suprême ironie, sa gamelle de soupe est placée a terre devant lui, avec la torture morale est physique, c’est la torture de la faim. Suivant la force musculaire du patient, au bout de trois-quarts d’heures, une heure, voire une heure et demie, les nerfs se détendent la tête tombe sur le coté, le malheureux est sans connaissance ! …
Alors, les Barbares s’approchent enlèvent les liens, et laisse tomber ce corps inerte et l’abandonne jusqu’a ce qu’il revienne a lui.
(source: Reddit et Life)
Sur la photo ci-dessus, un prisonnier français attaché à un poteau au camp de prisonniers de Zwickau se voit offrir une boisson par un autre prisonnier de guerre (Allemagne, 1917).